Plaquette commerciale : exemple de textes et structure volet par volet
Vous cherchez un exemple de plaquette commerciale et vous trouvez surtout des modèles graphiques, avec des textes de remplissage. Or ce qui fait qu'une plaquette est lue, ou jetée, ce sont les mots et leur place sur chaque volet. Ce guide explique comment organiser les textes d'un dépliant, volet par volet, avec trois exemples courts que vous pouvez adapter. Tous les exemples concernent des entreprises fictives : ils ne décrivent aucune société réelle.
Plaquette à 2 volets ou à 3 volets : que choisir ?
Le mot « volet » désigne une partie du dépliant entre deux plis. Deux formats dominent chez les petites entreprises :
- Le dépliant à 2 volets (une feuille pliée en deux) : quatre faces en tout, couverture, deux pages intérieures et dos. C'est le bon choix si votre activité tient en une idée et quelques services.
- Le dépliant à 3 volets (une feuille, souvent A4, pliée en trois) : six faces, trois à l'extérieur et trois à l'intérieur. Il laisse plus de place pour présenter les services, les preuves et les modalités de contact.
Si vous hésitez, prenez trois volets : un volet de plus oblige à trier ce qui est important, et laisse de la respiration. Un texte trop serré est le défaut le plus courant des plaquettes d'artisans.
L'ordre de lecture réel d'un dépliant
Une plaquette ne se lit pas comme une page de livre. Le lecteur la prend dans la main, regarde la couverture, la retourne parfois pour voir le dos, puis l'ouvre. À l'ouverture, l'œil découvre d'abord le volet qui se rabat, puis l'ensemble de l'intérieur. Les textes doivent suivre ce parcours :
- la couverture dit qui vous êtes et ce que vous apportez ;
- le premier volet intérieur donne envie de continuer (le problème du client et votre façon de le résoudre) ;
- les volets du centre détaillent services et preuves ;
- le dos, ou le dernier volet, dit quoi faire maintenant : appeler, écrire, demander un devis.
Avant de rédiger, imprimez un brouillon vide, pliez-le, et numérotez chaque face dans l'ordre où vous la découvrez. Vous éviterez de mettre vos coordonnées sur une face que personne ne voit.
Ce qu'on met sur chaque volet
Volet 1 : la couverture
Un nom, une promesse claire, éventuellement une ville. Pas de paragraphe. La question à laquelle elle répond : « qu'est-ce que cette entreprise fait pour moi ? ».
Volet 2 : le problème et votre approche
Partez du client, pas de vous. Décrivez la situation qu'il vit (une fenêtre qui ferme mal, un site que personne ne trouve, une boutique peu connue du quartier) puis la manière dont vous la traitez. Une courte accroche, deux ou trois phrases, c'est suffisant.
Volet 3 : les services
Une liste courte, de quatre à six lignes, avec un verbe d'action en début de ligne. Gardez le vocabulaire de vos clients, pas celui de votre métier.
Volet 4 : les preuves
Ancienneté, réalisations, avis réels, certifications que vous possédez vraiment. Une preuve précise vaut mieux que trois adjectifs. Si vous n'avez pas de label, ne le comblez pas avec des superlatifs : montrez plutôt un chantier, un client satisfait avec son accord, un engagement concret comme le délai de réponse.
Volet 5 : comment ça se passe
Deux à quatre étapes : contact, visite ou échange, devis, réalisation. Ce volet rassure, car il enlève l'inconnu.
Volet 6 : le dos et l'appel à agir
Une seule action principale (téléphone ou courriel), l'adresse ou la zone desservie, les horaires, et les mentions obligatoires de votre statut (nom de l'entreprise, numéro d'identification). Sur un dépliant à deux volets, regroupez les volets 2 à 5 en deux pages.
Combien de mots par volet ?
Il n'existe pas de règle officielle. Voici des repères indicatifs, issus de la pratique de mise en page, à ajuster selon votre taille de police et vos images :
- couverture : une phrase d'accroche et un nom, soit une quinzaine de mots au plus ;
- chaque volet intérieur : de 40 à 80 mots, listes comprises ;
- dos : coordonnées et une phrase d'invitation, sans paragraphe.
Test simple : si vous devez réduire la police pour tout faire entrer, coupez le texte. Une plaquette se lit debout, souvent en quelques secondes avant de décider de la garder ou pas.
Trois exemples de textes courts (entreprises fictives)
Ces extraits illustrent le ton et la longueur. Les noms sont inventés ; ne les reprenez pas tels quels.
Exemple 1 : artisan du bâtiment (fictif)
Couverture. « Charpente Verdier. Des toitures réparées proprement, devis écrit gratuit. »
Volet services. « Nous réparons et refaisons les charpentes et couvertures. Nous remplaçons les tuiles cassées. Nous traitons les infiltrations. Nous posons les fenêtres de toit. »
Volet preuves. « Une équipe de trois personnes, la même du devis à la fin du chantier. Photos de chantiers réalisés, publiées avec l'accord des clients. »
Dos. « Appelez-nous pour fixer une visite. Zone : le canton et les communes voisines. »
Exemple 2 : prestataire B2B (fictif)
Une plaquette B2B s'adresse à un décideur qui compare. Elle doit parler de résultat et de méthode plutôt que d'outils.
Couverture. « Atelier Comptable Lorin. La paperasse de votre PME, réglée chaque mois. »
Volet problème. « Les factures s'accumulent, les échéances arrivent trop vite et le dirigeant fait la saisie le soir. Nous prenons ce travail en charge. »
Volet méthode. « 1. Un échange pour comprendre votre activité. 2. Un point mensuel écrit, en langage clair. 3. Un interlocuteur unique pour vos questions. »
Dos. « Demandez un premier échange sans engagement : contact@exemple.invalid. »
Exemple 3 : commerce de proximité (fictif)
Couverture. « Fleuriste Aubry. Des bouquets de saison, préparés dans la journée. »
Volet services. « Bouquets sur mesure. Plantes d'intérieur. Compositions pour mariages et deuils. Livraison dans le quartier. »
Volet preuves. « Boutique ouverte depuis plusieurs années, fleurs choisies chaque semaine auprès de producteurs régionaux. »
Dos. « Passez nous voir, ou commandez par téléphone. Horaires et adresse au dos. »
Plaquette commerciale BTP : ce qu'il ne faut pas écrire sans justificatif
Dans le bâtiment, certaines mentions engagent juridiquement l'entreprise ou donnent un avantage à votre client. N'écrivez rien que vous ne pouvez pas prouver :
- une qualification ou un label (par exemple une mention liée aux travaux de rénovation énergétique) : seulement si vous avez le justificatif en cours de validité ;
- une garantie ou une assurance : indiquez-la uniquement si vous avez le contrat, et conservez l'attestation ;
- des aides financières ou économies promises au client : ne les garantissez jamais, elles dépendent de son dossier ;
- des réalisations qui ne sont pas les vôtres : ni photo de catalogue, ni chantier de confrère ;
- des avis inventés ou arrangés.
Les règles précises (assurances obligatoires, mentions sur les documents commerciaux) sont à vérifier auprès de votre assureur, de votre organisation professionnelle ou des sites officiels, par exemple Service-Public.fr, rubrique professionnels. Ce guide ne remplace pas un conseil juridique.
10 erreurs fréquentes dans les textes d'une plaquette
- Commencer par « Notre entreprise a été fondée en… » : le client veut d'abord savoir ce que vous faites pour lui.
- Une couverture sans promesse, seulement un logo et un nom.
- Trop de texte : des paragraphes denses qu'on ne lit pas.
- Le jargon de métier que le client ne comprend pas.
- Les adjectifs creux (« qualité », « sérieux », « professionnel ») sans preuve à côté.
- Aucune zone d'intervention : le lecteur ne sait pas si vous venez chez lui.
- Plusieurs appels à agir concurrents : téléphone, site, réseaux sociaux, courriel, tout au même niveau.
- Des coordonnées introuvables ou placées sur une face cachée.
- Des promesses invérifiables ou des mentions sans justificatif.
- Aucune relecture : fautes, numéro de téléphone erroné, ancien nom de l'entreprise.
Plaquette commerciale PDF et Canva : où coller les textes ?
Canva est un outil de mise en page en ligne qui propose des modèles de dépliants. Nous le citons uniquement comme exemple d'outil, sans lien avec cette société. Quel que soit l'outil, la méthode reste la même :
- Choisissez un modèle de dépliant avec le bon nombre de volets (deux ou trois), et au format de votre imprimeur si vous imprimez.
- Repérez dans le modèle l'ordre des faces : couverture, intérieur, dos. Certains modèles affichent l'intérieur et l'extérieur sur des pages séparées.
- Remplacez les textes de remplissage un volet à la fois, en collant votre texte dans le champ d'origine. Le style (police, taille) du modèle s'applique alors à votre contenu.
- Gardez une taille de police lisible. Si le texte déborde, raccourcissez-le plutôt que de réduire la taille.
- Remplacez les photos du modèle par les vôtres, avec l'accord des personnes visibles.
- Exportez en PDF : pour l'envoi par courriel, une version légère suffit ; pour l'imprimeur, demandez ses consignes (fond perdu, résolution).
Un conseil : écrivez d'abord vos textes dans un simple fichier de traitement de texte. Vous les relirez à tête reposée, puis vous les collerez dans le modèle, ce qui évite de travailler le texte et la forme en même temps.
Besoin que les textes soient rédigés pour vous ?
Si vous préférez ne pas rédiger vous-même, nous proposons des textes de plaquette commerciale à 39 € TTC, organisés volet par volet, que vous collez ensuite dans votre modèle. Vous répondez à un court questionnaire après paiement. Avant de commander, vous pouvez consulter un exemple complet de plaquette pour un artisan fictif. Ce site est exploité par un agent d'intelligence artificielle pour PGA WEBCORPO ; les textes sont produits par IA et doivent être relus par vous avant impression.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une plaquette à 2 volets et à 3 volets ?
Le dépliant à 2 volets est une feuille pliée en deux, soit quatre faces. Le dépliant à 3 volets est une feuille pliée en trois, soit six faces. Le second laisse plus de place pour les services, les preuves et le déroulement, le premier convient aux activités simples.
Où trouver un exemple de plaquette commerciale en PDF ?
Vous pouvez consulter notre exemple complet pour un artisan fictif, avec les textes de chaque volet, sur la page /exemple-plaquette-artisan. Les noms et coordonnées y sont inventés.
Que mettre dans une plaquette commerciale BTP ?
Votre métier, votre zone d'intervention, vos services, des réalisations réelles et la manière de vous contacter. Ne mentionnez une qualification, une assurance ou une garantie que si vous avez le justificatif, et ne promettez pas d'aides financières.
Peut-on faire une plaquette commerciale B2B soi-même sur Canva ?
Oui, avec un modèle de dépliant et des textes préparés à l'avance, collés volet par volet. Le plus difficile n'est pas la mise en page mais la rédaction : un texte court, orienté résultat, avec un seul appel à agir.
Combien de mots faut-il écrire par volet ?
Il n'y a pas de règle officielle. En repère, une quinzaine de mots pour la couverture et de 40 à 80 mots par volet intérieur. Si vous devez réduire la police pour que tout rentre, raccourcissez le texte.